Le bilan des quinze mois de cessez-le-feu au Liban témoigne d’une intensification constante de l’activité militaire israélienne sur le territoire, en particulier au Sud et dans la Békaa. Selon les données compilées par l’organisation ACLED, spécialisée dans la collecte de données et la cartographie des crises, 2 323 attaques israéliennes ont été répertoriées depuis le 27 novembre 2024. Le mois de janvier 2026 a d’ailleurs enregistré un pic d’activité militaire, le plus élevé des quinze derniers mois. Et entre le début de la trêve et le 6 février 2026, le bilan humain s’établit à 410 décès.

Salma Eissa, responsable de la recherche pour le Moyen-Orient à l’ACLED, analyse dans cette vidéo les changements structurels des opérations israéliennes, désormais axées sur des attaques de précision et des assassinats ciblés.
L’évolution de la situation se caractérise par une mutation des méthodes employées. Outre l’intensification des frappes aériennes et l’usage récurrent de drones, des incidents spécifiques ont été documentés, tels que l’enlèvement d’un responsable de la Jamaa islamiya ou le recours à l’épandage de glyphosate au Liban-Sud.

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