Dans l’indifférence générale, le Liban continue de brûler sous les bombes israéliennes. Malgré un cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis avril, les frappes s’enchaînent presque quotidiennement dans le sud du pays et dans la vallée de la Bekaa. Des immeubles sont pulvérisés, des villages ravagés, des familles entières déplacées.
En quelques jours, des dizaines de personnes ont encore été tuées, parmi lesquelles des enfants, des secouristes et des soignants. Une ambulance venue porter secours à un blessé a été bombardée. Parmi les morts : un photojournaliste travaillant aussi pour la défense civile.

Les hôpitaux du sud Liban sont régulièrement frappés ou mis hors service, tandis que les infrastructures civiles s’effondrent sous les bombardements. Des secouristes enfilent désormais des gilets pare-balles et se disent adieu avant chaque intervention, conscients qu’une ambulance peut devenir une cible.
Et pendant ce temps, Netanyahu promet d’« écraser » le Hezbollah et annonce une intensification des opérations militaires. À coups de quartiers rasés, d’ambulances pulvérisées et de civils transformés en dommages collatéraux, évidemment.
Tout ceci se déroule alors même que les États-Unis et l’Iran discutent d’un possible accord censé réduire les hostilités. Mais sur le terrain, la réalité reste la même : des civils ensevelis sous les décombres, des quartiers évacués dans la panique et un pays entier maintenu dans un état de guerre permanent.
Comme souvent, les morts s’accumulent sous les gravats pendant que les chancelleries occidentales récitent leurs éléments de langage diplomatiques. L’histoire, elle, retiendra les crimes autant que le silence complice qui les a accompagnés.
Sources : ONU, Reuters, The Guardian

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