Arrestation de la « flottille pour Gaza » par Israël : le Parquet national antiterroriste français ouvre une enquête pour « tortures » et « crimes de guerre »

L’arrestation des passagers du dernier convoi avait provoqué un tollé international. Le ministre de la Sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, avait diffusé une vidéo montrant les militants agenouillés, menottés et maintenus la tête au sol.

Article rédigé parfranceinfo avec AFP

Un rassemblement de soutien aux Palestiniens et aux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés par Israël, place de la République, à Paris, le 23 mai 2026. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Un rassemblement de soutien aux Palestiniens et aux militants de la « flottille pour Gaza » arrêtés par Israël, place de la République, à Paris, le 23 mai 2026. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Les militants qui avaient témoigné avoir été victimes de « torture » ont été entendus. Une enquête a été ouverte, vendredi 5 juin, par le Parquet national antiterroriste français (Pnat) pour « tortures » et « crimes de guerre », à la suite d’un signalement du gouvernement sur la manière dont des Français de la « flottille pour Gaza » ont été traités par les autorités israéliennes. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait effectivement annoncé, vendredi 29 mai, sur France Inter(Nouvelle fenêtre)avoir saisi « la procureure de la République, en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale« , après avoir eu connaissance de « violences » visant des militants français de la flottille, interceptée au large de Chypre le 18 mai par la marine israélienne.

Sollicité par l’AFP, le Pnat a précisé à l’AFP avoir confié à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité cette enquête préliminaire ouverte pour « tortures, au sens de la convention de New York du 10 décembre 1984 », et « crimes de guerre ».

À lire aussi:Vidéo« On a été torturés pendant trois jours » : des militants de la « flottille pour Gaza » dénoncent des violences après leur arrestation et leur expulsion par Israël

Lors de cette arrestation, le ministre de la Sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, avait diffusé une vidéo montrant les militants agenouillés, menottés et maintenus la tête au sol. La France a depuis interdit l’accès à son territoire à ce ministre, figure de l’extrême droite israélienne.


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