
11,4 millions de personnes. Ce n’est pas un chiffre, c’est un pays entier qu’on est en train d’effacer de la carte. C’est presque la population entière de la Belgique ou de la Grèce qui se retrouve dans le désert sans rien.
Et tu sais ce qui est le plus révoltant ? Le silence de mort de tes stories, de tes timeline, et des prétendus « défenseurs des droits de l’homme ».
Tu crois que la guerre au Soudan c’est « les méchants généraux africains » qui se bagarrent ? C’est naïf. Le Soudan a le plus grand territoire d’or d’Afrique, et il donne sur la mer Rouge (le couloir commercial le plus stratégique du monde avec le canal de Suez).
Qui est dans les coulisses ? Les Émirats Arabes Unis qui financent les milices (les RSF de Hemedti) pour piller l’or.
L’Occident qui laisse faire parce que ça déstabilise un État trop indépendant. La Russie qui installe des bases militaires.
C’est un théâtre d’opérations où les puissances mondiales se battent jusqu’au dernier Soudanais. C’est de la lâcheté absolue. Au Soudan, tu as l’armée régulière d’un côté, et les milices janjawids de l’autre. Les deux camps sont mus par l’ego de deux généraux qui veulent le pouvoir absolu.
11,4 millions de déplacés. Des femmes violées en masse (un crime de guerre utilisé comme arme systématique là-bas), des enfants qui meurent de faim. Et sur tes réseaux ?
Silence.
Parce qu’il n’y a pas de beau glyphe à faire sur le Soudan. Parce qu’il n’y a pas de star de la NBA pour faire un post Instagram. Parce que l’élite médiatique a décidé de blackouter le Soudan pour qu’on ne voit pas le carnage que ses financements provoquent.
Les gens pleuraient pour un putain de bâtiment (Notre-Dame), ils pleurent pour 200 oiseaux, mais 11 millions de musulmans à la rue, ça ne provoque même pas un frisson. C’est la preuve que la maladie du cœur) a atteint un stade terminal dans notre génération.
L’élite observe le massacre depuis leurs tours, ils comptent les pépites d’or qui sortent des mines pendant que le peuple meurt.
(Sources : Rapports du Conseil de Sécurité de l’ONU / Haut Commissariat des Nations Unies)

Soudan : El-Obeid encerclée, les civils en danger de mort
📢 La ville d’El-Obeid fait face à une grave détérioration de la situation humanitaire en raison de bombardements continus menés par drones par les FSR.
⚠️ Cette destruction systématique des infrastructures vitales paralyse la capacité des habitant·es à se déplacer ou à quitter la ville en quête de sécurité. Plus d’un demi-million de personnes civiles sont aujourd’hui piégées à El-Obeid, dont des milliers de personnes déplacées.
🛰️ Les images satellitaires montrent une expansion alarmante des camps de déplacement, avec plus de 700 structures temporaires construites en seulement un mois. Dans le même temps, les FSR encerclent la ville sur trois axes principaux, faisant craindre un siège prolongé.
🏛️ Coupée des villes environnantes, El-Obeid est privée d’approvisionnements essentiels en nourriture, en médicaments et en carburant.
❗ Le scénario rappelle celui d’El-Fasher, où des mois d’alertes sont restés sans réponse. Aujourd’hui encore, la situation se déroule dans un contexte de silence médiatique et d’inaction internationale, tandis que les FSR continuent de bénéficier du soutien des Émirats arabes unis.
Près de 500 000 civils sont aujourd’hui encerclés à El Obeid par les Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemedti. La ville est privée d’eau, d’électricité, de carburant et de toute possibilité d’évacuation. Tous les ingrédients d’une nouvelle catastrophe humanitaire sont réunis.
Neuf mois après le massacre d’El Fasher, où plus de 6 000 civils ont été tués en octobre 2025 à l’issue d’un siège de 18 mois, le spectre d’une nouvelle boucherie plane sur le Soudan.
Le soutien militaire, financier et humain des Émirats arabes unis aux FSR a été documenté par de multiples enquêtes, tandis que les voies d’approvisionnement de la milice transitent notamment par le Tchad, la Libye et la République centrafricaine, dont les territoires et certaines infrastructures servent de relais logistiques pour l’acheminement d’armes, de munitions et de mercenaires vers le Soudan.
Pendant que la mort entre, l’or sort. Les réseaux qui alimentent la guerre permettent aussi l’exportation de l’or extrait des zones contrôlées par les FSR, au prix du sang des populations soudanaises, notamment les communautés noires Zaghawa et Fur.

À El Obeid, un nouveau massacre pourrait être imminent. Mais un génocide, ce n’est jamais important quand ce sont des Africains qui en sont les victimes. Et, une fois encore, le monde regarde ailleurs.
Depuis le déclenchement de la guerre civile en avril 2023, qui oppose les Forces armées régulières soudanaises aux FSR, le conflit a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déplacé plus de 12 millions de personnes et provoqué l’une des plus graves crises humanitaires au monde.

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